Le « Batch Cooking » du dimanche : La soupe au chou de Julie Andrieu, simple et rassasiante pour la semaine

Le « Batch Cooking » du dimanche : La soupe au chou de Julie Andrieu, simple et rassasiante pour la semaine

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Rédigé par La rédaction

17 novembre 2025

Le dimanche soir, deux écoles s’affrontent souvent : celle des improvisateurs du lundi matin, déjà en proie à l’angoisse du frigo vide, et celle des stratèges du « batch cooking », ces héros des temps modernes qui préparent l’avenir, une casserole à la fois. Si vous aspirez à rejoindre le second camp, nous avons l’arme secrète pour vous : la soupe au chou de Julie Andrieu. Oubliez l’image désuète d’un potage de régime sans saveur. Nous parlons ici d’une soupe roborative, un plat complet, économique et furieusement réconfortant qui embaumera votre cuisine et vous assurera des déjeuners ou dîners sereins pour une bonne partie de la semaine.

Cette recette, inspirée par l’approche décomplexée et gourmande de la célèbre chroniqueuse culinaire, est la définition même de la cuisine intelligente. Elle transforme des légumes modestes en un concentré de saveurs qui se bonifie avec le temps. Alors, retroussez vos manches, affûtez votre couteau le plus fiable et préparez-vous à transformer votre dimanche après-midi en une session de thérapie culinaire des plus productives. Votre vous du mercredi vous remerciera.

30 minutes

90 minutes

facile

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commencez par la préparation des légumes, le moment zen de la recette. Lavez soigneusement le poireau et émincez-le. Pelez et émincez l’oignon et les gousses d’ail. Pelez les carottes et les pommes de terre, puis taillez-les en dés d’environ un centimètre. Enfin, attaquez-vous au chou : retirez les premières feuilles si elles sont abîmées, coupez-le en quatre, ôtez le cœur dur, puis émincez les feuilles en lanières.

Étape 2

Dans une grande cocotte sur feu moyen, versez un filet d’huile d’olive. Faites-y revenir l’oignon émincé et les lardons pendant environ cinq minutes. Les lardons doivent devenir légèrement dorés et croustillants, et l’oignon translucide. C’est la première étape de la construction des saveurs, ne la négligez pas.

Étape 3

Ajoutez le poireau et les carottes dans la cocotte. Laissez-les suer pendant une dizaine de minutes. Suer signifie cuire doucement à couvert dans un corps gras pour que les légumes rendent leur eau sans prendre de couleur. Cette technique permet de concentrer leurs arômes. Remuez de temps en temps pour que ça n’attache pas.

Étape 4

Incorporez ensuite le chou émincé. Il va prendre beaucoup de volume, c’est normal. Couvrez et laissez-le ‘tomber’, c’est-à-dire réduire de volume, pendant environ dix minutes en remuant régulièrement. Ajoutez ensuite les dés de pommes de terre, l’ail haché, le bouquet garni et mélangez bien le tout.

Étape 5

Versez le bouillon de volaille ou de légumes jusqu’à recouvrir généreusement tous les ingrédients. Portez le tout à ébullition, puis baissez le feu au minimum. Laissez mijoter à couvert et à très petits frémissements pendant au moins une heure. Plus la cuisson est longue et douce, plus les saveurs auront le temps de se développer et de s’harmoniser.

Étape 6

Une fois la cuisson terminée, vérifiez que tous les légumes sont bien tendres. Retirez le bouquet garni. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre. Si vous aimez les soupes un peu plus épaisses et veloutées, vous pouvez prélever deux ou trois louches de légumes avec un peu de bouillon, les mixer à l’aide d’un mixeur plongeant, puis les réincorporer au reste de la soupe. Cela lui donnera du corps sans la dénaturer.

La rédaction

Mon astuce de chef

Le véritable secret de cette soupe réside dans le repos. Comme beaucoup de plats mijotés, elle est encore meilleure réchauffée le lendemain. Les arômes ont le temps de s’infuser et de se lier, la rendant plus profonde et savoureuse. N’hésitez donc pas à la préparer le samedi pour le dimanche soir, ou le dimanche pour le début de semaine. Pour une version encore plus rustique et complète, digne d’un plat unique, vous pouvez faire pocher une saucisse de Morteau ou un morceau de petit salé directement dans la soupe pendant les 30 dernières minutes de cuisson.

Quel vin pour escorter ce plat rustique ?

La soupe au chou, par sa nature humble et réconfortante, s’accommode mal des vins trop puissants ou complexes. On lui préférera un compagnon simple et gouleyant. Optez pour un vin rouge léger et fruité, comme un Beaujolais-Villages ou un Gamay de Loire, servi légèrement frais. Leurs tanins souples et leurs notes de fruits rouges escorteront la douceur des légumes sans jamais l’écraser. Si votre cœur penche pour le blanc, un vin sec et vif de Savoie, tel qu’une Apremont, apportera une touche de fraîcheur minérale qui contrastera agréablement avec la richesse du plat.

La soupe au chou, bien plus qu’une recette, est un monument de la cuisine populaire mondiale. De la garbure gasconne à la kapuśniak polonaise, chaque culture paysanne a développé sa propre version, adaptée à son terroir et à ses ressources. C’est un plat né de la nécessité, celui qui permettait de se nourrir sainement et à moindre coût durant les longs mois d’hiver. Sa réputation a été quelque peu ternie par des régimes restrictifs dans les années 80, mais il est temps de lui rendre ses lettres de noblesse. La version de Julie Andrieu, gourmande et équilibrée, nous rappelle son essence : un plat généreux, sain et profondément réconfortant, symbole d’une cuisine simple et intelligente.

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La rédaction

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